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Margot Englebert en dédicace le 22 août 2026

Margot Englebert en dédicace le 22 août 2026

Margot Englebert sera en dédicace le 22 août 2026, de 14h30 à 18h, à la librairie l’Introuvable pour sa première bande dessinée Eino, une histoire groenlandaise, récemment publiée aux éditions Sarbacane.

L’album a reçu  en mai dernier le Grand Prix RTL de la BD en partenariat avec Cultura.

Dans l’immensité blanche du Groenland

« La vie est dure au Groenland, surtout quand on est jeune et qu’on a envie de voir le monde. C’était l’objectif d’Eino. Il a disparu depuis plus d’un an alors qu’il était parti chasser sur la banquise avec son père. Sa soeur Sialuk ne s’en est pas remise. Pour elle, il est toujours vivant, quelque part. Elle insiste auprès de son père pour l’accompagner lors de la prochaine chasse, avec l’espoir de trouver Eino.

Avec le projet Eino, Margot Englebert fut finaliste du Prix Raymond Leblanc en 2022. C’est aujourd’hui sa première bande dessinée qui paraît chez Sarbacane. Derrière Sialuk qui ne parvient pas à faire son deuil, on part pour un voyage initiatique à plus d’un titre. Conflit de générations, rejet des traditions, crainte de la perte d’identité, volonté d’émancipation, Sialuk et son ataata (son père) partent pour un voyage qui va tout changer.

Le dessin de Margot Englebert est une aurore boréale permanente ! Grâce à une variété de couleurs pastels adaptée, aux beaux paysages groenlandais, à une grande douceur et une grande empathie pour les personnages, ce beau livre nous transporte, nous prend par la main et ne nous lâche plus jusqu’à la fin… » BULLENOIRE (Babelio)

 

Margot Englebert en dédicace à L'Introuvable pour sa BD Eino, une histoire groenlandaise

L’histoire 

Eino, le grand frère, et sa sœur Sialuk, sont deux jeunes inuits. Ils vivent au Groenland avec leur anaana (maman) et leur ataata (papa), formant une famille traditionaliste de pêcheurs/chasseurs. Entre deux campagnes de chasses auxquelles participent parfois Eino et le dépiautage des poissons auquel est cantonnée Sialuk, le frère et la sœur s’entendent et s’entraident fort bien. Eino fait notamment découvrir à Sialuk la musique de Taylor Swift sur un objet révolutionnaire : un Ipod ! Sialuk tombe immédiatement sous le charme et elle collectionne dès lors les posters. Mais un autre jour, bien plus tard, Eino part chasser avec leur père et… il ne revient pas. Au retour, son père a beau raconter la tragédie, l’accident… Comment a il vu disparaître son fils dans l’eau glacée sous la banquise qui venait de s’ouvrir sous son traîneau… Sialuk ne peut se résoudre à ce que Eino soit mort. Dès lors, elle vit dans le déni et s’obstine à vouloir repartir chercher son frère sur les lieux de l’accident. Plus d’un an après celui-ci, elle insiste véritablement auprès de son père pour qu’il l’emmène participer à la prochaine chasse, afin de faire des recherches. Sa mère refuse catégoriquement : il est hors de question qu’elle perde un second enfant pour une prise de risque non essentielle. A contrario son père pense que c’est le seul moyen de lui faire véritablement comprendre que Eino est mort.

Pour sa première BD en tant qu’autrice complète, Margot Englebert nous emmène dans les contrées glacées et hostiles du Groenland, à la découverte de la culture inuit… en perdition. Avec un fort taux de suicide et une émigration délirante, le mode de vie des esquimaux – hérité de celui des indiens peaux rouges – tend à disparaître à court terme. Sans oublier les accidents bêtes, dont celui dont est victime le jeune Eino, qui disparaît en passant en traîneaux sur un morceau de banquise trop fin. Cette histoire est donc celle du deuil que doit faire sa jeune sœur, pour ce frère modèle qui représentait son seul espoir de vie moderne, de s’extraire de l’enfermement traditionaliste. Par un efficace système d’aller-retours dans le temps (flashbacks), la narratrice déroule avec sensibilité cette quête de deuil impossible. Le blanc du papier sert énormément au dessin semi réaliste, pour rendre les steppes gelées et la banquise. L’alternance graphiques de crayons de couleurs doux en divers niveaux de bichromies (vert, rouge, bleu, ocre) se met au diapason de cette cruelle et tendre chronique familiale chez les esquimaux. » BENOÎT CASSEL. (Planète BD)

 

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