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Mes coups de cœur

« Après les univers uchroniques, le polar médiéval et la fresque historique, Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas s’offrent, dix ans après la parution de Block 109, une petite douceur en guise de gâteau d’anniversaire.

Adepte d’Inktober, le dessinateur manceau a décidé de compiler certaines de ses productions autour de la thématique de l’Ouest sauvage et de les éditer via un financement participatif ! Ainsi, grâce à deux-cent-soixante-dix-sept contributeurs, Wild West devient une réalité sous la forme d’une trentaine d’illustrations agrémentées d’un texte de Vincent Brugeas, auxquelles viennent s’adjoindre quelques clins d’œil, trois récits d’une vingtaine de pages et un cahier graphique, le tout dans un format à l’italienne à la couverture faussement patinée. 

Pour l’occasion, Ronan Toulhoat semble avoir particulièrement peaufiné la dynamique de ses encrages. Est-ce dû à cette liberté qu’autorise un projet en crowdfunding ou faut-il voir là le résultat de la féconde émulation automnale orchestrée depuis 2009 par Jake Parker ? Quoi qu’il en soit, l’intensité des dessins provient autant des jeux du noir et blanc que des mouvements qu’ils laissent suggérer. Parallèlement, les histoires courtes scénarisées par Vincent Brugeas permettent de souffler quelque peu. Déclinées en trois actes, les pérégrinations d’un trio des plus improbables séduisent rapidement par leur humour et leur machiavélisme.

Album atypique à plus d’un titre, Wild West est une petite madeleine dont beaucoup aimeraient pouvoir faire leur quatre-heures ! »

Thérapie de Groupe

« Thérapie de Groupe met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l’inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l’univers de la création. Il remonte l’Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même.

Faire rimer humour et désarroi n’est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, cultivé et percutant, c’est pourtant l’exploit que réalise l’auteur.

Ce voyage aux sources de la création est l’occasion pour le lecteur de constater l’extraordinaire talent graphique de Larcenet et l’ampleur de sa palette. Mais aussi d’entrevoir la douleur d’un artiste se cognant aux murs de l’incompréhension et de la solitude. Au bout du voyage, à chaque fois, l’impasse de la souffrance.

Avec une lucidité féroce, l’auteur ne s’épargne jamais et dépeint de façon poignante un artiste à la dérive. Sauf que cet artiste, Manu Larcenet, est aussi le maître de l’autodérision. Et qu’il réussit à rendre chaque dessin, chaque page, chaque échec, aussi hilarants que bouleversants.

Face à l’angoisse de la création, sans artifice ni dissimulation, il se met à nu dans une exploration d’une richesse et d’une profondeur rare et d’une vérité souvent déchirante. Et d’une drôlerie surprenante.

Dialogues ciselés, mise en scène au cordeau, dessin incroyablement abouti, le dernier avatar d’une oeuvre originale et dense, Thérapie de Groupe enchantera évidemment la cohorte des fidèles de Larcenet. Et sera un vrai choc pour ceux qui le découvrent. »

« Avant de “descendre combattre à la Fosse” le père d’Aldobrando sachant son heure venue, le confia à un mage. Celui-ci devrait le protéger et l’éduquer jusqu’à ce qu’il soit en âge de découvrir le vaste monde. Quelques années plus tard, voilà que la préparation d’une potion tourne au drame. Grièvement blessé à l’œil par un chat qui ne voulait pas bouillir, le mage demande à son jeune protégé d’aller en urgence lui quérir l’Herbe du loup. Mais comment peut-on se débrouiller en botanique alors que l’on a jamais mis un pied dehors et que l’on tombe né à né avec l’assassin du fils du Roi de Deux Fontaines ? »

« Dans le train qui la mène à Silver Creek, petite ville perdue aux confins du Colorado. Emily se souvient du destin tout tracé qu’elle a fui. Elle ne voulait pas devenir comme sa mère, et vendre ses charmes à des hommes de passage dans le quartier chaud de La Nouvelle-Orléans. Mais lorsque celui qui devait vous épouser ne se présente pas à la gare et que vous êtes une jolie jeune femme seule et sans le sou dans une ville minière des Rocheuses. Que vous reste-il comme option ? Le patron du saloon aura bien une petite idée en tête … À moins qu’Emily ne coure après autre chose et que la venue prochaine du gouverneur favori aux élections sénatoriales ne soit pas qu’une simple coïncidence. Car, en cette année 1900 dans l’Ouest encore sauvage, les règlements de comptes sont légion, les fuites et les cavalcades infinies. Sans compter les détectives de I ’agence Pinkerton qui vous traquent sans relâche pour pouvoir toucher la prime mise sur votre tête. Survivre dans les montagnes, les déserts ou traverser les territoires indiens semble alors peu de chose, face aux autres dangers qui guettent.»

« Un simple diagnostic médical du Dr Watson se révèle être bien plus que cela…
La découverte d’une poudre mystérieuse sur des vêtements et d’un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que le patient n’est pas l’unique victime d’un complot de grande ampleur…» Le polar du début de l’été.

« Qui suis-je, d’abord ? Et qu’est-ce que je fais dans le métro à errer comme une âme en peine ? ». Plutôt que ces questions existentielles, le fringant octogénaire Julius Jacob ferait mieux de s’en poser une autre, certes plus terre à terre mais au combien plus utile : Comment un tel amas de diamants a-t-il pu atterrir dans son étui à violon ? Sauf qu’il a la mémoire qui flanche, le Julius… »

« À 28 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d’avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l’époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine.»

« Roman graphique puissant et onirique, au crayonné sublime, Le port des marins perdus, de Teresa Radice et Stefano Turconi happe le lecteur au long d’aventures maritimes entre Siam, l’Île de Pâques et l’Angleterre.»
Un opéra en quatre  actes !

« Emile Farges est trouveur. A l’aide d’un caillou jeté sur une carte, il peut localiser la personne qu’il cherche. C’est ainsi qu’il a rencontré Léonie, l’amour de sa vie, fille de Mama-Brûleur, redoutable activiste féministe et anarchiste. Lorsque l’organisation connue sous le nom de La Pieuvre l’embauche, contre sa volonté, pour retrouver la femme et la fille d’un des leurs, Trouveur est placé dans une situation impossible dont son talent ne suffira peut-être pas à le sortir…» Un polar légèrement fantastique et haletant.

« Macadam Byzance est un livre généreux, alliant gouaille populaire et récits d’aventures, le tout servi avec rythme, humour et beaucoup de tendresse.
En toile de fond, une chronique sociale, celle des miséreux, des chômeurs, des camarades de galère. Au premier plan une histoire, celle d’Illitch, le narrateur, qui a des rêves d’écriture, et de toute une galerie de personnages aussi attachants que timbrés, portés sur la binouze, solidaires, chacun avec son petit talent. Et même s’il y est question de braquage, de baston, de bars, de bancs, de poursuites, d’enterrement, de bottes magiques et même d’un étrange mariage, ce livre ne raconte qu’une chose : l’Amitié.»
Un joli moment de fraicheur !