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Sylvain Escallon en dédicace le 28 mars 2026

Sylvain Escallon en dédicace le 28 mars 2026

Sylvain Escallon en dédicace le 28 mars 2026, à la librairie L’Introuvable de de 14h30 à 18h30. Le scénariste et dessinateur sera à Quimper pour rencontrer ses lecteurs et dédicacer Saperlache son dernier album édité aux éditions Sarbacane. 


Sylvain Escallon en dédicace le 28 mars 2026  à la librairie L'Introuvable

Une histoire de famille.

Superlache nous conte l’histoire d’un fils qui décide de s’échapper dans la nature

Enrichi par la guerre, ruiné par la paix, l’avionneur Merliot est en faillite. Ne supportant pas son revers de fortune qu’il vit comme une déchéance, il part vivre avec sa femme et son fils dans une maison de campagne dont il a hérité.  Autoritaire et brutal il domine son entourage. Cris et coups rythme la vie qu’il impose à tous. Pour éviter tout contact avec ce père violent, le jeune garçon se réfugie dans la campagne autour de la maison où la famille s’est réfugiée.

Fuir à travers champs, se réfugier dans l’imaginaire qu’il se crée sans limite pour oublier la violence du monde des adultes…

Et dans la forêt, le jeune garçon voit des choses : des créatures qui lui parlent, l’accueillent, jouent avec lui et bientôt… l’encouragent à voler. À détruire. À faire du mal.

 

 Couleurs , le thriller fantastique de Sylvain Escallon, publié en 2017 chez Sarbacane vous attend également à la librairie.

Sylvain en dédicace le 28 mars 2026 à L'Introuvable

 

« Un jeune homme amnésique est recueilli par un vieil homme qui le prend à son service pour s’occuper du jardin en attendant que ça aille mieux. Raison anodine pour desseins malsains ? Une très juste métaphore de la société. »

Dans un train, un vieil homme lit le journal. En face, un jeune affalé sur la banquette se réveille doucement. L’homme dit au jeune qu’il lui parlait pendant qu’il dormait. Les médecins de ville avait prévenu le jeune qu’après le gros choc cérébral reçu, il aurait quelques somnolences. Et s’il se sentait mal qu’il en fasse part à son hôte qui est là à veiller sur lui. Depuis la grande catastrophe, des particuliers viennent en aide aux hôpitaux qui ne peuvent faire face à l’afflux de victimes. Les équipe de recherche ont miraculeusement découvert parmi les décombres le jeune homme indemne, mais amnésique. Maintenant, le vieil homme lui propose de l’aider à reconstruire une nouvelle vie. Il se présente : Herman Desonge, peintre et propriétaire d’une grande maison aux abords de la petite ville de Calencourt…

La critique d’Antoine Perroud dans BD Gest’

« Sombre conte lorgnant vers un fantastique diffus et malséant, Couleurs baigne dans une ambiance étrange, presque maladive. Moins radical que les œuvres de Charles Burns (Black Hole, Toxic), mais pas moins dérangeant, le scénario de Sylvain Escallon suggère presque plus qu’il ne raconte. En effet, si le nœud de l’intrigue se révèle rapidement très classique, la richesse métaphorique du récit laisse une bonne part de liberté à l’imagination du lecteur. Ainsi, on ne sait rien des ruines dont s’est miraculeusement extirpé le héros, l’époque non plus n’est pas précisée ; rien ne filtre des relations entre les différents protagonistes et des fourmis courent partout. Pourtant, l’histoire se déroule tranquillement, à son rythme, penchant même un instant vers le thriller psychologique, avant de retourner vers la fable. L’ensemble est admirablement construit et maîtrisé. Le délicat équilibre entre le pourquoi et le dissimulé demeure et s’affine au fil de la lecture.

Si Escallon cite Comès, Bilal ou Nicolas de Crécy comme modèle, il ne peut difficilement cacher qu’il a également été beaucoup influencé par Marc-Antoine Mathieu, aussi bien dans le trait que le découpage. Même si son style graphique diffère passablement de celui de l’auteur d’Otto l’homme réécrit, certains coups de pinceaux et autres « astuces » narratives très typées se font remarquer. Par contre, il ne s’agit pas d’emprunt ou de pastiche, le travail du dessinateur s’inscrit simplement dans la continuation de la réflexion de Mathieu. Outre les très belles compositions en noir et blanc – quel panache dans la façon de dépeindre la nature ! -, le format comics de l’ouvrage s’avère parfaitement adapté au propos. Denses et astucieusement mises en page, les planches renforcent l’atmosphère remplies de mystères et de tension de la narration.

Séduisant de par son esthétique recherchée et inquiétant à cause de sa thématique énigmatique,
Couleurs se pose comme un OVNI déconcertant, mais combien attirant. »  
A. Perroud

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